Centrafrique : partenariat russo-centrafricain au cœur des attaques, une menace qui dépasse les simples rumeurs

Lors d’une conférence de presse tenue ce Samedi 20 mars 2026, Jules Ndjawe, ministre conseiller en matière de communication du Président centrafricain, a livré des propos fermes contre une présumée affaire de paiement de 900 milliards au groupe « Wagner ». Ce qu’il qualifie de « campagne organisée » visant à fragiliser l’État centrafricain et ses choix diplomatiques.

D’entrée de jeu, le conseiller a tenu à élargir la définition de la désinformation, qu’il ne réduit pas à de simples erreurs médiatiques ou rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux. Selon lui, il s’agit d’un outil stratégique d’influence extérieure, utilisé pour peser sur l’opinion publique, déstabiliser les institutions nationales et remettre en cause la souveraineté des États : « Nous ne sommes pas face à des imprécisions isolées », a-t-il insisté, évoquant un phénomène structuré et intentionnel.

Au centre des préoccupations évoquées figure la relation entre la République Centrafricaine et la Fédération de Russie. Le ministre conseiller a dénoncé la circulation de contenus médiatiques « à caractère calomnieux » laissant entendre une crise entre Bangui et Moscou.

Parmi les allégations citées : des accusations financières visant le groupe Wagner, des tensions supposées entre autorités centrafricaines et partenaires russes, ou encore des perturbations à l’aéroport de Bangui. Autant d’informations que le responsable qualifie de « fausses, non étayées et destinées à créer un climat artificiel de méfiance ».

Une stratégie d’influence dénoncée

Au-delà des faits isolés, les autorités centrafricaines perçoivent une stratégie globale de désinformation, visant à affaiblir la perception du partenariat avec la Russie et à influencer l’orientation diplomatique du pays. L’objectif, selon les propos tenus, serait de semer le doute au sein de l’opinion publique et d’exercer une pression indirecte sur les choix souverains de l’État.

Le discours a également évoqué une autre dimension jugée préoccupante : des publications attribuant à l’ambassade de France un rôle dans des campagnes médiatiques hostiles à la Russie en Centrafrique.

Un nom a été mentionné, celui de David Denis, présenté dans certains articles comme impliqué dans des actions d’influence médiatique. Ces accusations, qualifiées de graves, appellent selon le ministre conseiller a une clarification officielle de la part des autorités françaises.

Appel à une réaction diplomatique

Face à ces développements, le ministère des Affaires étrangères centrafricain est invité à se saisir pleinement du dossier. Il s’agirait notamment : d’évaluer la portée diplomatique des accusations, d’obtenir des réponses officielles, et de défendre ce que les autorités désignent comme la « souveraineté informationnelle » du pays.

En conclusion, le discours a posé le débat en termes clairs : la République centrafricaine doit pouvoir définir librement sa politique étrangère et choisir ses partenaires sans subir d’ingérences extérieures : « Aucun pays étranger ne doit chercher, par l’influence médiatique, à dicter la direction de notre politique extérieure », a-t-il affirmé.

Le message final se veut sans ambiguïté : les autorités centrafricaines entendent rejeter toute forme de désinformation, dénoncer les tentatives d’ingérence et défendre le droit du peuple à disposer librement de son avenir.

Pulse Médias RCA

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