
La crise internationale liée à la guerre en Iran suscite des inquiétudes croissantes quant à ses répercussions économiques à l’échelle mondiale. En République centrafricaine, les autorités se veulent toutefois rassurantes.
Lors de sa conférence de presse hebdomadaire tenue ce samedi, le ministre conseiller et porte-parole de la Présidence, Albert Yaloke Mokpem, a affirmé que « la guerre en Iran n’épargne aucun pays du monde », tout en soulignant que la chaîne d’approvisionnement en hydrocarbures du pays « n’est pas encore touchée ».Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les craintes liées au blocus du , une artère essentielle du commerce mondial de pétrole. Selon le porte-parole, cette situation « a certes des impacts sur la consommation mondiale en carburant, dont la République centrafricaine n’est pas épargnée ».Face à ces incertitudes, le gouvernement centrafricain affirme avoir pris des mesures préventives : « Le gouvernement n’est pas resté en marge. Des initiatives ont été prises pour anticiper une éventuelle crise », a déclaré .Parmi ces initiatives figure le récent déplacement du président à et à . Ce voyage, selon les autorités, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations avec la , notamment dans le secteur énergétique : « Il s’agissait pour le chef de l’État d’explorer les pistes d’un cadre de partenariat avec la Fédération de Russie afin de faire face à une éventuelle crise d’approvisionnement », a précisé le porte-parole.Concernant la situation intérieure, les autorités se veulent rassurantes. « Des dispositions sont prises pour éviter une crise à l’échelle nationale », a insisté , sans toutefois détailler les mécanismes concrets déjà engagés.Alors que les tensions internationales restent vives, Bangui semble ainsi privilégier une stratégie d’anticipation afin de limiter l’impact d’un éventuel choc pétrolier sur son économie déjà fragile.
Bélisaire Dorval SAHOUL
