‘’Le défi a relevé c’est « d’oser, de briser ce silence » qui entoure la marginalisation des femmes dans les compétitions électorales’’. Dixit Mme DAGBA Valentina candidate à la législative de décembre 2025

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Dans notre rubrique « Elections » de ce mercredi 27 aout 2025, la rédaction d’Afrique en Plus reçois Mme DAGBA née AKPEKABOU Valentina Guenièvre, 32 ans, mariée mère de quatre enfants. Gestionnaire de formation, directrice générale de l’entreprise Transfo plus spécialisée en agropastorale et en transformation de produits agroalimentaire, et présidente de l’association MONDALI qui veut dire Femme, cela vient du patois Mbati. Potentielle candidate aux prochaines élections législatives de décembre 2025, elle va nous partager ses expériences et surtout les raisons l’ayant poussés à postuler pour cette circonscription.

A+ : Mme Valentina Guenièvre DAGBA, bonjour. Et surtout merci de nous avoir accordée cette interview exclusive.

VGD : Oui bonjour Mr le Journaliste. Et le plaisir est partage.

A+ : Qu’est-ce qui vous a poussée à vous engager en politique et à briguer un mandat de députée ?

VGD : Ma motivation première est d’apporter ma modeste contribution au développement de notre pays par ma candidature je voudrais marquer la visibilité et l’action des femmes dans les instances de prises de décisions. Proposez des lois a impact social favorable légiféré et contrôler les actions gouvernementales dans l’intérêt suprême de la nation.

A+ : La politique en Centrafrique reste souvent dominée par les hommes. Quels sont les défis spécifiques que vous rencontrez en tant que femme candidate ?

VGD : Le défi a relevé c’est « d’oser, de briser ce silence » qui entoure la marginalisation des femmes dans les compétitions électorales. J’assume ma candidature comme le défi de l’alternance démocratique et sociale d’une nouvelle génération des filles et femmes d’impact de Centrafrique.

Oh, mais c’est la meilleure nouvelle, le renouvellement de la classe politique tant souhaitée. C’est le temps de la jeunesse de prendre le flambeau de la renaissance d’une nation forte et prospère.

Et je profite pour dire à toutes ces jeunes filles et femmes qui me lisent « De se lever, d’avancer » vers les héritages de la responsabilité et de l’histoire par une participation significative, massive aux élections groupées de décembre 2025. Et pour mes sœurs candidates d’embrasser la carrière politique comme un défi de l’autonomisation et de leadership féminin en RCA. Une jeunesse debout, Centrafrique émergente.

A+ : Parlez-nous un peu de la circonscription électorale de Pissa dont vous souhaitez représenté ?

VGD : La circonscription, électorale de MBAKI 2 est composée de deux communes jumelles, celle de Pissa et de la Lesse.

La particularité par apport a Pissa, c’est la commune porte de la Lobaye et nourricière de Bangui la capitale. Une commune de plein exercice et sa sœur jumelle la commune de la Lesse est l’une des plus grandes communes de la lobaye ma la plus pauvre en infrastructures administrative et sociale.

En ce qui concerne la parité, c’est pour moi une fierté et honneur de fille, de mère, de femme de Centrafrique pour qu’il ait enfin inscrit dans la loi fondamentale de la RCA la parité synonyme d’inclusion participative a l’égalité des hommes pour le développement durable de la république centrafricaine. La parité n’est pas une loi discriminatoire a l’égard des hommes mais plus tôt une synergie d’ensemble impliquant les hommes, les femmes pour une nation forte telle est le nôtre qui a besoin de toutes ses filles et fils pour se reconstruire.

A+ : si vous êtes élue députée de cette circonscription, quelles seraient vos priorités majeures pour la ville ainsi que de sa population ?

VGD : rendre à la circonscription de mbaiki2, la commune de Pissa et de Lesse sa lettre de noblesse datant, par ce devoir de redevabilité de porte-voix de la circonscription dans les instances de prises de décisions cela veut dire que je ne serais pas un député coupé de ma base mais plus proche du peuple pour le peuple et avec le peuple pour bâtir nos deux communes.

La seconde priorité c’est de sensibiliser, mobiliser la jeunesse de pissa et lesse a l’amour de la PATRI et du TRAVAIL. Ma troisième priorité est un mandat du peuple. Elue Députée, c’est ensemble avec la communauté que nous allons bâtit notre circonscription. Cela veut dire la participation de tous.

A+ : De quelle manière allez-vous assurer que la voix des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés de Pissa soit entendue à l’Assemblée Nationale ?

VGD : Le vrai citoyen c’est celui qui respecte les lois et les textes régissant le fonctionnement, l’organisation et la gestion de la cité. Etant députée je me soumettrai à cette règle d’or, que le député que je le suis ne serait pas au-dessus de la loi alors ma collaboration avec les autorités locales sera établi sur la base de l’intérêt général et le respect des institutions de la République de pilier fort de ma mission de députée.

La voix des femmes, des filles, des marginalisées de la circonscription électorale de Mbaïki 2 ne sera pas entendue que lorsque je serai députée, ce travail est déjà amorcé. Nous avons organisé une soirée de gala de bienfaisance « Ndoyé na lesse » et cela a porté ses fruits. Suite à cet évènement socio culturelle et évènementielle, les partenaires du développement de la RCA ont construit une école au village Zendji, et dans le cadre du développement locale, la construction du marché de karawa.

Récemment le renforcement des capacités des femmes de pissa sur la thématique « Agissons ensemble pour relever le défi du leadership de la femme en milieu rural » a fait l’écho auprès de la plateforme des femmes d’impact de Centrafrique. Tous ses exemples c’est donné un aperçu, une fois élu, la voix des femmes, des filles et vulnérables sera tonné aux tribunes de l’assemblée Nationale et au-delà de nos frontières.

A+ : Comment voyez-vous le rôle d’une femme députée dans le contexte actuel de la RCA ?

VGD : Le député a un rôle important à jouer pour notre jeune démocratie, non seulement à voter des lois mais aussi à contrôler le gouvernement et à accompagner le gouvernement dans la trajectoire du développement et d’un état de droit.

A+ : Que souhaiterez-vous apporter concrètement comme reforme à l’Assemblée Nationale ?

VGD : La première réforme c’est l’application et le respect de la loi fondamentale : la constitution de la république.

Réduire le déficit de la communication tout autour des textes et des lois régissant le fonctionnement de la république par la sensibilisation et l’information du grand public par exemple combien d’hommes, des femmes ont lu la loi sur la parité, le code de la famille et qui s’en est approprié. Aujourd’hui on parle de la parité, mais c’est quelle loi ? que dit cette loi ? que dit les articles de la constitution a la participation de la jeunesse aux compétitions électorales. Alors les premières reformes c’est la communication, la sensibilisation, la mobilisation autour de l’idéal commun.

C’est voté des lois, des conventions dont l’intérêt suprême de la nation. Cela veut dire que « je n’irai pas seulement applaudir à l’assemblée nationale » mais plutôt faire des propositions constructives et apporter un début de solution idoine à l’urgence soulevée.

A+ : Quels conseils donneriez-vous a d’autres jeunes femmes qui souhaitent s’engager en politique comme vous en Centrafrique ?

VGD : Je le redis encore « c’est d’oser » j’ose croire que nos sœurs candidates ont la capacité d’exercer cette fonction de député dans la loyauté et la dignité républicaine. Je leur dit courage, levons-nous !

Bâtir une solidarité, cela existe déjà, on peut compter une centaine des associations et groupements des femmes. Mais maintenant le problème est d’orienter les actions des femmes dans le centre d’intérêt de participer, de s’engager et d’adhérer à la vision de développement par la conquête du pouvoir et de l’espace vitale.

A+ : Quel est votre rêve ou votre vision pour la femme centrafricaine dans les 10 prochaines années ?

VGD : Une source de bénédiction intarissable, pour le développement de la République centrafricaine. Je résume en cela nous ne pouvons pas parler d’un Etat, d’une Nation sans la renaissance capitale du rôle de la femme dans le processus de développement alors ma vision est de voir l’application complète et sans détour de la loi 50/50 dans l’administration centrafricaine, dans les instances de prises de décisions, dans les institutions et même dans l’armée.

A+ : Un mot de fin pour terminer notre conversation ?

VGD : Le mot de la fin, je porte PISSA, la LESSE comme les fondements de mon amour pour la République centrafricaine. Aux électeurs de Pissa et de la lesse « je les aime ».  A la population centrafricaine c’est d’aller voter massivement pour les élections groupées de Décembre 2025. C’est de ne pas trahir la confiance, « ensemble nous allons bâtir » « MABOKO NA MABOKO, I YEKE LEKERE, FINI POUPOU. »

Mme DAGBA née AKPEKABOU Valentina Guenièvre, merci.

La Rédaction

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