L’organisation de la société civile I GWE informe l’opinion nationale et internationale qu’elle a été saisie d’une affaire d’une extrême gravité impliquant un ressortissant libanais personnel expatrié, identifié par la victime et les témoins, accusé de violence présumée à caractère sexuel sur une jeune femme de nationalité centrafricaine employée de la même société au site de Pk26 (route de Boali).
Selon les informations en notre possession, les faits se sont produits le samedi 25 avril 2026 dans les heures de service. Par respect pour la dignité de la victime et afin de préserver son intégrité physique et morale, son identité est tenue strictement confidentielle.
I GWE exprime sa profonde indignation face à la gravité des faits allégués et condamne avec la plus grande fermeté toutes formes de violences faites aux femmes en particulier les violences sexuelles, qui constituent une atteinte intolérable à la dignité humaine et une violation grave des droits humains. Nous rappelons que la loi n°06.032 du 27 décembre 2006 portant protection de la femme et plusieurs autres instruments juridiques nationaux et internationaux exigent des institutions, sociétés et personnes physiques la sécurisation de la femme contre toute forme de violences, y compris sexuelles.
Plus préoccupant encore, des éléments concordants indiquent que le suspect, dont nous taisons également le nom, aurait quitté le territoire national dès le dimanche 26 avril 2026 au lendemain de son forfait, dans des conditions qui demeurent à ce jour floues et incompréhensibles, tant pour la famille de la victime que pour l’opinion publique. Cette situation soulève de sérieuses interrogations quant au respect des procédures judiciaires et à l’éventuelle existence de complicités ou de défaillances graves au sein des dispositifs de contrôle.
Face à ces faits, I GWE annonce l’ouverture d’une enquête indépendante visant à établir toute la vérité sur cette affaire. Encore dire que cette affaire implique directement la société MERCURE LOGISTIQUE qui n’est pas à son premier forfait en la matière. Le Directeur Technique de cette société avait déjà été publiquement dénoncé par Madame Samantha IMANGA, dans une affaire de harcèlement sexuel encore pendante. Aucune zone d’ombre ne sera tolérée.
En conséquence, I GWE :
• Dénonce avec la plus grande vigueur les faits de viol présumé portés à sa connaissance ;
• Condamne toute tentative d’entrave à la justice ou d’organisation de l’impunité ;
• Exige des autorités compétentes des éclaircissements, sans délai, sur les circonstances de la sortie du territoire du suspect ;
• Appelle à l’ouverture d’une enquête judiciaire impartiale, transparente et crédible ;
• Annonce son intention d’engager toutes les actions judiciaires nécessaires afin que justice soit rendue à la victime.
I GWE tient à rappeler que nul ne doit être au-dessus de la loi, quelle que soit sa nationalité ou son statut social.
La lutte contre l’impunité est un impératif pour la consolidation de l’État de droit et la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions.
I GWE réaffirme son engagement à suivre cette affaire avec la plus grande attention et informera régulièrement l’opinion publique de l’évolution de ses investigations.
Fait à Bangui, le 29 avril 2026
Pour l’organisation de la société civile « I GWE »
Le coordonnateur
Quentin Claver Ngbouando
