Élections du 28 décembre en Centrafrique : la jeunesse panafricaine salue un scrutin financé par les fonds de l’État

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À l’approche des élections générales prévues le 28 décembre prochain en République centrafricaine (RCA), le débat politique s’intensifie autour des enjeux de souveraineté, de gouvernance et de participation citoyenne. Dans ce contexte, Wilfrid Balogbia, président du mouvement Jeunesse Panafricaine d’Afrique Centrale, a salué l’organisation d’un scrutin financé exclusivement par les ressources propres de l’État, qu’il considère comme un tournant majeur dans l’histoire politique du pays.

Selon lui, le financement national du processus électoral constitue une avancée significative vers une souveraineté pleine et entière. « Le fait que la Centrafrique puisse aujourd’hui organiser ses élections sans recourir à un appui financier extérieur témoigne d’une maturité institutionnelle et d’une volonté affirmée de maîtriser son destin », estime le responsable associatif. Il y voit la concrétisation de la ligne stratégique défendue par le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, depuis son accession au pouvoir.

Wilfrid Balogbia souligne que, par le passé, la dépendance à l’égard des bailleurs internationaux pour l’organisation des scrutins constituait, selon lui, un frein à l’indépendance réelle du pays. Il affirme que cette évolution est perçue au-delà des frontières nationales comme un symbole d’émancipation politique, notamment dans certains pays africains, où le chef de l’État centrafricain est parfois présenté comme une figure de rupture avec les schémas hérités de la période postcoloniale.

Interrogé sur les perspectives électorales, le président de la Jeunesse panafricaine d’Afrique centrale dit fonder sa confiance dans une victoire du président sortant dès le premier tour sur ce qu’il qualifie de « résultats tangibles » obtenus depuis 2016. Il cite notamment l’amélioration progressive de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire, la reconstitution des Forces armées centrafricaines, ainsi que la construction d’infrastructures sociales, telles que des écoles et des hôpitaux, dans plusieurs régions de l’intérieur du pays. Il met également en avant la régularité du paiement des salaires des fonctionnaires sur fonds propres de l’État.

En revanche, Wilfrid Balogbia se montre très critique à l’égard de certaines figures de l’opposition politique, notamment Anicet Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra. Il estime que leurs positions seraient, selon lui, en décalage avec les aspirations profondes de la population et insuffisamment orientées vers un projet national autonome. Il accuse une partie de l’opposition de privilégier des stratégies de contestation et de communication externe plutôt que le dialogue politique interne et la consolidation des institutions.

Pour le leader associatif, l’échéance du 28 décembre dépasse le cadre d’une simple compétition électorale. Il la présente comme un « choix historique » entre deux orientations : la poursuite d’un projet de développement fondé sur la souveraineté nationale ou un retour à des formes de dépendance politique et institutionnelle vis-à-vis de l’extérieur.

Dans ce contexte, Wilfrid Balogbia appelle les citoyens, et en particulier les jeunes, à une participation massive et pacifique au scrutin. Il insiste sur l’importance, selon lui, d’un vote éclairé en faveur de la stabilité, de la paix et de la continuité du processus de reconstruction nationale.

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