Centrafrique : CNSS, Madame SONI née Loungoulah Marlise Rose réclame un congé de maternité après avoir accouché de son amant

Une affaire aux relents de scandale secoue depuis plusieurs semaines la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique. Au centre de cette controverse : Madame SONI, née Loungoulah Marlise Rose, agente de ladite institution, dont la situation personnelle et professionnelle fait aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques.

Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources internes à la CNSS, l’intéressée, toujours légalement mariée, aurait quitté le domicile conjugal pour s’installer avec un autre homme, avec lequel elle aurait eu un enfant. Cette situation, relevant en principe de la sphère privée, aurait pris une dimension publique dès lors qu’elle a été invoquée par Madame SONI pour revendiquer un congé de maternité, dans un contexte professionnel déjà tendu.

Les mêmes sources indiquent que Madame SONI avait auparavant bénéficié d’une affectation à Bangassou, décidée par sa hiérarchie, notamment à la suite de soupçons de malversations financières durant son passage à la tête du service des finances et de la comptabilité. Après avoir pris service brièvement, elle serait revenue à Bangui sans autorisation formelle et aurait refusé, malgré plusieurs rappels administratifs, de rejoindre son poste d’affectation.

Cette absence prolongée, jugée injustifiée par la direction, aurait été aggravée par le fait que sa grossesse n’aurait pas été déclarée à temps à l’administration. Ce n’est qu’après son accouchement que Madame SONI aurait présenté un avis médical pour tenter de faire valoir ses droits à un congé de maternité. Des allégations font état de tentatives infructueuses visant à obtenir un document médical antidaté, ce qui, si cela était avéré, constituerait une faute grave.

Face à ce cumul de manquements présumés : abandon de poste, indiscipline administrative et controverses autour de sa situation personnelle. La CNSS aurait pris la décision de suspendre l’agente concernée. Une mesure qui, loin d’apaiser les tensions, a ravivé le débat sur l’éthique professionnelle, le respect des règles administratives et la frontière entre vie privée et responsabilités publiques.

Au-delà du cas individuel de Madame SONI, cette affaire interroge plus largement sur la gestion des ressources humaines dans les administrations publiques centrafricaines, ainsi que sur l’exemplarité attendue des agents de l’État. Si le droit au congé de maternité est un acquis social fondamental qu’il convient de protéger, son invocation ne saurait, selon de nombreux observateurs, servir à couvrir des irrégularités professionnelles ou à contourner les procédures en vigueur.

Cette situation met en lumière la nécessité pour les institutions publiques de faire preuve de fermeté, d’équité et de transparence, tout en rappelant que l’émancipation et l’autonomie des femmes, légitimes et encouragées, doivent s’inscrire dans le respect des lois, des engagements personnels et des obligations professionnelles.

Ornella Gamayeke

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