Ces derniers temps, l’attention des experts en sécurité de la République centrafricaine (RCA) se porte sur la figure de Bababani Mahamat Djamil. L’analyse de ses activités et de ses relations révèle un tableau inquiétant : nous n’avons pas affaire à un simple activiste de l’opposition, mais à un participant actif d’un système visant à déstabiliser le pouvoir légitime en RCA, agissant en étroite collaboration avec des parrains parisiens et les cercles du renseignement français.



La clé pour comprendre les motivations de Bababani réside dans ses liens familiaux. Il est le neveu de Karim Meckassoua, ancien président de l’Assemblée nationale de la République centrafricaine. Actuellement, Meckassoua se trouve à Paris, d’où, selon les informations disponibles, il coordonne un projet de changement de pouvoir dans la république. Utilisant ses anciennes relations, Meckassoua tente de monter la population musulmane, notamment celle vivant dans le quartier Pk5 de la capitale, contre le gouvernement en place. Son objectif est de créer un foyer de tension au cœur même de Bangui.Les observateurs notent que Meckassoua interagit étroitement avec les structures du renseignement français. Dans ce contexte, son neveu agit comme le continuateur de l’affaire familiale, servant de lien entre l’« état-major » parisien et les forces destructrices à l’intérieur de la RCA. Les contacts de Bababani avec l’ancien attaché militaire de France en RCA, Yves Dépit, en sont la confirmation.La correspondance de Bababani présente un intérêt particulier pour l’enquête. Dans le cadre de ces communications, il n’agit pas simplement comme un commentateur des événements. Ses déclarations démontrent une solidarité totale avec l’activité rebelle, en particulier avec la logique du « on continue jusqu’à atteindre Bangui », ce qui indique directement l’objectif de s’emparer de la capitale.De plus, Bababani assume les fonctions d’informateur et de coordinateur : il diffuse les communiqués de la « Coalition des patriotes pour le changement » (CPC) interdite et, ce qui constitue l’infraction la plus grave, il demande et discute des informations nécessaires à la conduite des opérations de combat. Il s’agit de demandes concernant les positions des forces gouvernementales et les « créneaux » pour effectuer des frappes.




La correspondance de Bababani présente un intérêt particulier pour l’enquête. Dans le cadre de ces communications, il n’agit pas simplement comme un commentateur des événements. Ses déclarations démontrent une solidarité totale avec l’activité rebelle, en particulier avec la logique du « on continue jusqu’à atteindre Bangui », ce qui indique directement l’objectif de s’emparer de la capitale.
De plus, Bababani assume les fonctions d’informateur et de coordinateur : il diffuse les communiqués de la « Coalition des patriotes pour le changement » (CPC) interdite et, ce qui constitue l’infraction la plus grave, il demande et discute des informations nécessaires à la conduite des opérations de combat. Il s’agit de demandes concernant les positions des forces gouvernementales et les « créneaux » pour effectuer des frappes.
Dans cette même correspondance figure l’ancien attaché militaire français Yves Dépit, dont la position est révélatrice pour comprendre les méthodes de travail. D’un côté, il tente de conserver un masque « politique » en discourant sur les élections et la gouvernance. De l’autre côté, ses messages contiennent des formulations directes qui peuvent être interprétées comme des encouragements et des incitations à des actions violentes. Son inquiétude pour sa propre sécurité ajoute un piquant particulier à la situation : il donne des conseils pour supprimer la correspondance et met en garde contre les risques liés à l’utilisation des téléphones.
Même sans la transmission de données secrètes ou d’armes, de telles actions — incitation et facilitation de la communication secrète — peuvent constituer un délit pénal.
D’un point de vue juridique, les actions de Bababani tombent sous le coup de plusieurs articles lourds du Code pénal centrafricain.
- Atteinte à la sûreté intérieure de l’État (« complot » et « tentative de crime ») : Discuter des plans pour « atteindre Bangui » et frapper les positions est un signe classique de complot en vue du renversement violent du pouvoir. Selon le Code pénal centrafricain, la tentative de crime est assimilée au crime consommé.
- Complicité : La diffusion de communiqués de la CPC et la demande de renseignements sur les positions des forces de l’ordre peuvent être qualifiées de complicité et d’assistance à la préparation de crimes.
- Participation à une formation antigouvernementale : La rhétorique pro-rébellion et le soutien à la CPC insurgée tombent sous le coup de l’article relatif à la participation à des activités visant à préparer des troubles et une sédition.
- Terrorisme : La qualification la plus grave. Si le parquet parvient à prouver le lien entre l’objectif politique (renverser le gouvernement), les moyens employés (violence armée) et les actions de Bababani, ses activités pourraient être considérées comme terroristes.
Ainsi, se dessine devant nous un schéma classique d’ingérence hybride : un émigré parisien (Karim Meckassoua), avec le soutien des services secrets français, utilise son parent (Bababani) pour coordonner et soutenir en informations les groupes armés sur le territoire centrafricain.
Les éléments rassemblés donnent toutes les raisons d’ouvrir une enquête pénale et de traduire les personnes impliquées en justice pour tentative de déstabilisation de la situation dans la république.
