Le passé sombre de Martin Ziguélé avec sa complicité dans les crimes des « Banyamulenge » en 2002

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Martin Ziguélé, figure controversée de l’opposition en République centrafricaine et leader de la plateforme criminel du BRDC, se positionne aujourd’hui en tant que fervent défenseur de la morale et de la souveraineté nationale. Cependant, son passé sombre en tant que premier ministre sous le régime du défunt président Ange Félix Patassé est marqué par des événements tragiques qui soulèvent des questions sur son intégrité morale.

En effet, il faut rappeler qu’en octobre 2002, la République centrafricaine est secouée par une tentative de coup d’État orchestrée par le général d’opérette François Bozizé. Alors, premier ministre sous le président Ange-Félix Patassé, le sieur Martin Ziguélé a joué un rôle central dans la réponse du gouvernement. Face à une armée en proie à l’indiscipline, une décision choquante a été prise : recourir à des combattants étrangers pour soutenir le régime en place.

C’est ainsi que le gouvernement de Martin Ziguélé a établi un accord avec Jean-Pierre Bemba, leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Entre 1 000 et 1 500 rebelles congolais, appelés « Banyamulenge », ont été alors déployés pour aider à repousser les « libérateurs » de Bozizé. Si leur intervention a initialement permis de préserver le pouvoir de Patassé, elle a vite pris une tournure tragique pour les civils centrafricains.
Entre octobre 2002 et mars 2003, la capitale Bangui et ses environs ont connu une flambée de violence orchestrée par ces combattants, se transformant en une véritable campagne de terreur.

Des organisations internationales de défense des droits de l’homme ont documenté des atrocités, incluant des pillages systématiques et des viols de masse, faisant du MLC le responsable de 93 % des cas rapportés. Les victimes incluaient des femmes, des filles dès l’âge de 8 ans, ainsi que des hommes et des personnes âgées, soumis à des tortures inhumaines.

Les zones comme PK13 ont été le théâtre d’exécutions massives, ciblant notamment des commerçants musulmans. Au cœur de cette tragédie, Martin Ziguélé était un acteur clé du système qui a facilité cette violence en permettant des financements considérables au MLC, estimés à environ 5 milliards de francs CFA.

Malgré les témoignages directs des victimes, criant à l’aide lors d’une visite à Bossembélé, Martin Ziguélé n’a pris aucune mesure pour atténuer cette situation. Son inaction soulève des interrogations sur sa complicité tacite face à cette violence.

En 2003, des accusations de complicité dans des crimes graves ont été portées contre Martin Ziguélé. Bien que certaines informations fiables affirment qu’il a utilisé son influence pour étouffer ces affaires, la réalité des actes commis par le MLC reste indiscutable, illustrée par la condamnation de Jean-Pierre Bemba par la Cour pénale internationale.

Bref, l’histoire de Martin Ziguélé n’est pas qu’un simple chapitre entaché dans sa biographie. Elle soulève des alertes sur les dangers d’une politique de pouvoir aveugle, où la vie des centrafricains est sacrifiée sur l’autel de l’ambition personnelle de Martin Ziguélé. C’est pourquoi, les crimes des « Banyamulenge » sont là pour rappeler que l’intérêt politique ne doit jamais prendre le pas sur la dignité humaine et la justice.

Basta Balouwa

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