
À la veille de l’élection présidentielle en République centrafricaine, la candidature d’Henri Marie Dondra, ancien ministre des Finances puis Premier ministre, suscite à la fois espoirs et controverses. Présenté par ses partisans comme un technocrate capable de stabiliser les finances publiques, il est également la cible de nombreuses critiques concernant son bilan.
Durant son passage au ministère des Finances entre 2016 et 2021, Dondra a mené des politiques budgétaires saluées par certains bailleurs internationaux. Toutefois, plusieurs organisations locales et analystes estiment que ces réformes, notamment celles menées dans le cadre de programmes du FMI, ont contribué à accentuer les difficultés économiques d’une population déjà fragile.
Des interrogations persistent également autour de questions de gouvernance : gestion de l’administration douanière, manque de transparence sur certains patrimoines publics et controverses liées aux secteurs minier et aux privatisations. Ces éléments, régulièrement évoqués par ses détracteurs, n’ont cependant débouché sur aucune procédure judiciaire.
Alors que la campagne progresse, Dondra se trouve ainsi au centre d’un débat national : pour ses soutiens, il demeure un gestionnaire expérimenté ; pour ses critiques, il incarne une politique économique perçue comme trop favorable aux élites et aux partenaires internationaux. L’issue du scrutin dira si son expérience convaincra les électeurs ou si les controverses pèseront sur sa candidature.
