En RCA plus précisément dans la préfecture du Haut Mbomou, la candidature de Romaric Sangou Zirani aux prochaines élections législatives suscRCA plus précisément dansite un vif débat dans la préfecture du . Investi dans la circonscription de sous la bannière du (MCU), le parti au pouvoir, l’ancien sous-préfet fait l’objet d’accusations portées par certains acteurs locaux et membres de la société civile.
Des sources locales l’accusent d’entretenir des liens avec le groupe armé « Azandé Ani Kpi Gbé » (AAKG), actif dans l’est du pays. Selon ces allégations, ce mouvement serait impliqué dans des affrontements avec les Forces armées centrafricaines (FACA) et dans des exactions contre des civils.
Aucune décision judiciaire définitive n’a toutefois établi la responsabilité pénale de l’intéressé concernant ces faits. Romaric Sangou Zirani n’a pas publiquement réagi en détail à ces accusations récentes. Ses soutiens dénoncent, pour leur part, des « manœuvres politiques » visant à fragiliser sa candidature dans un contexte électoral sensible.
Une investiture qui interroge
L’investiture de M. Sangou Zirani par le intervient dans un climat sécuritaire encore fragile dans le Haut-Mbomou, région régulièrement confrontée à l’activité de groupes armés. Le parti présidentiel, dirigé par le chef de l’État , n’a pas officiellement commenté la controverse.
Certains observateurs estiment que cette situation met en lumière les défis persistants en matière de gouvernance locale et de contrôle sécuritaire dans l’est du pays. D’autres soulignent la nécessité de respecter la présomption d’innocence et le cadre légal régissant les candidatures aux élections législatives.
Un contexte politique tendu
La préfecture du Haut-Mbomou demeure l’une des zones les plus sensibles de la , marquée par des tensions communautaires et des rivalités politiques. Dans ce contexte, toute candidature controversée prend une dimension particulière, alimentant débats et inquiétudes au sein des populations locales.
Plusieurs acteurs politiques de l’opposition, dont , ont régulièrement appelé à un renforcement de la transparence et de l’État de droit dans la gestion des affaires publiques. Toutefois, aucun élément officiel ne permet à ce stade d’établir un lien direct entre ces positions et la situation spécifique de la circonscription de Zémio.
Entre justice et politique
Sur le plan institutionnel, la validation des candidatures relève des autorités compétentes en matière électorale, conformément à la législation en vigueur. En l’absence de condamnation judiciaire, une candidature ne peut être écartée que sur la base de critères strictement définis par la loi.
Dans l’attente d’éventuelles clarifications judiciaires ou politiques, la candidature de Romaric Sangou Zirani demeure un sujet sensible dans le Haut-Mbomou. Elle illustre les tensions persistantes entre exigences sécuritaires, enjeux électoraux et attentes des populations en matière de stabilité et de gouvernance.
