NON aux violences conjugales, plusieurs personnes ont marché ce 11 Juillet à Bangui

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En dépit d’une pluie battante et après plusieurs jours de reports, des centaines de personnes ont répondu massivement à l’appel de la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de Centrafrique (FAFECA) pour participer à la Marche nationale contre les violences conjugales, organisée ce vendredi dans les rues de la capitale.

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Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte alarmant marqué par une hausse exponentielle des violences au sein des foyers centrafricains. Ces actes, souvent tus ou banalisés, entraînent des conséquences dramatiques : déstructuration des familles, traumatisme des enfants, pertes humaines, à l’instar du tragique assassinat d’Ericka Rekian, une jeune Centrafricaine établie à Lyon, tuée par son compagnon.Une marche pour briser le silenceLe cortège, parti du croisement du 4e arrondissement de Bangui, a cheminé jusqu’à PK0, cœur administratif de la capitale, où un mémorandum a été remis aux autorités. Dans ce document, les participants formulent plusieurs demandes clés : le renforcement du cadre légal pour mieux protéger les victimes de violences conjugales ; la création d’une Journée nationale dédiée à la lutte contre les violences dans les couples ; un meilleur accompagnement psychosocial et juridique des survivants de ces violences ; la sensibilisation des jeunes à l’égalité et au respect dans les relations.« Il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais de construire une société plus humaine, où chaque voix compte, où chaque vie est précieuse », a déclaré Portia Deya Abazene, présidente de la FAFECA.Une problématique qui concerne tous les genresSi les femmes constituent la majorité des victimes, les violences conjugales n’épargnent pas les hommes, souvent contraints au silence par la honte ou la stigmatisation sociale.Jean Senboy, participant à la marche, a pris la parole pour rappeler cette réalité : « Il faut que la société reconnaisse que certains hommes subissent aussi des abus. Il ne s’agit pas d’opposer les sexes, mais d’encourager le respect mutuel et l’écoute dans le couple. »Dans la foulée de cette mobilisation, la FAFECA prévoit l’organisation d’une journée nationale de dialogue et de réflexion, réunissant autorités, associations, leaders communautaires, hommes et femmes, afin d’approfondir les échanges et proposer des solutions concrètes, durables et inclusives : « Ce n’est qu’ensemble, dans l’unité et la vérité, que nous pourrons éradiquer les violences conjugales de notre société », a souligné Mme Abazene.

Sahoul Bélisaire Dorval

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