
La République Centrafricaine a officiellement lancé, ce mardi, l’atelier de préparation au Fonds Vert Climat (FVC) multi-pays, une initiative panafricaine portée par l’Union Africaine. La cérémonie a été présidée par M. Célestin N’dedji, Directeur de Cabinet au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, représentant le ministre.

Dans son allocution, M. N’dedji a dressé un constat sans appel : « La République Centrafricaine, comme beaucoup de pays en développement, est fortement impactée par les effets du changement climatique, notamment sur nos infrastructures socio-économiques et l’accès à l’eau potable. Malgré notre potentiel hydro-électrique, l’accès à l’eau demeure une préoccupation majeure », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le pays s’est doté d’une Politique Nationale de l’Eau, qui fixe, à l’horizon 2030, l’objectif d’assurer un accès à l’eau en quantité et en qualité suffisantes, tout en garantissant une gestion durable de cette ressource vitale.
Le Directeur de Cabinet a également souligné que la République Centrafricaine a soumis sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris, et qu’elle est actuellement en cours de révision « afin de mieux refléter nos ambitions en matière d’atténuation et d’adaptation ».
Un projet panafricain ambitieux
L’atelier de Bangui s’inscrit dans une initiative continentale visant à mobiliser 40 milliards de dollars pour accélérer les investissements climato-résilients en Afrique.
Pour la République Centrafricaine, l’appui du Fonds Vert Climat permettra : l’élaboration d’un programme d’investissement pour le secteur de l’eau ; l’accompagnement d’une entité nationale en vue de son accréditation auprès du FVC ; la mise au point d’une note conceptuelle de projet ; ainsi que l’évaluation des besoins prioritaires dans le cadre du programme.
Blaise Bertrand Nzanga, Directeur Général au ministère de l’Environnement, a détaillé la méthodologie retenue pour l’atelier : « L’atelier se déroulera en trois principales étapes : la présentation du processus d’élaboration du Programme Continental d’Investissement dans l’Eau, l’installation du Comité de Pilotage et du Comité Technique de Suivi, et l’analyse situationnelle préliminaire du secteur de l’eau en RCA, incluant les projets existants et l’accès aux financements. »
Il a ajouté que cette méthodologie repose sur « une combinaison d’exposés de présentation, suivis d’échanges et de débats interactifs, afin de recueillir les contributions des parties prenantes et d’assurer une appropriation collective du processus ».
Gouvernance participative et reconnaissance des partenaires
Insistant sur la nécessité d’une approche collective, M. N’dedji a lancé un appel : « J’invite toutes les structures et tous les secteurs concernés à participer activement à la gouvernance de ce projet. C’est par une mobilisation conjointe que nous atteindrons les résultats escomptés », a-t-il affirmé.
Le Directeur de Cabinet a conclu son intervention par des remerciements au Global Water Partnership, à l’Union Africaine et au Fonds Vert Climat, qui permettent à la République Centrafricaine de figurer parmi la dizaine de pays africains bénéficiaires de cette initiative régionale.
Bélisaire Dorval Sahoul

Quelles sont leis régions, préfectures concernées merci