
Au lendemain de la validation des candidatures d’Anicet-Georges Dologuélé et d’Henri-Marie Dondra par le Conseil constitutionnel, la plateforme Synergie Centrafricaine, accompagnée du mouvement Émergence 2025, a tenu un point de presse ce 21 novembre, au cours duquel elle a fermement critiqué l’orientation du discours des deux prétendants à la magistrature suprême.
Face à un large parterre de journalistes, les porte-parole de la plateforme, Éloge Koï et Ben Wilson Ngassam, ont accusé les deux candidats de tenter de polariser le débat public autour d’un éventuel changement de Constitution, alors que le pays s’apprête à entrer dans la phase décisive précédant l’ouverture officielle de la campagne électorale.
Pour les responsables de Synergie, remettre sur la table la question constitutionnelle constitue une fuite devant les enjeux essentiels.
Ils estiment que le moment exige de concentrer l’effort national sur les urgences sociales et économiques.
“Le peuple ne mangera pas la Constitution”
Dans une déclaration sans ambiguïté, Éloge Koï a reproché à Dologuélé et Dondra leur incapacité à présenter des solutions concrètes :
« Le peuple ne mangera pas la Constitution », a-t-il affirmé, regrettant que certains candidats, faute de programme solide, « évitent les vrais sujets ».
La plateforme rappelle que la Constitution actuelle, adoptée par plus de 95 % des votants, représente le socle de la septième République. Elle estime que l’heure n’est plus à rouvrir des débats institutionnels, mais à répondre aux préoccupations immédiates : emploi des jeunes, accès à l’eau potable, électricité, santé, écoles, routes et infrastructures essentielles.
Retour sur le parcours de Dologuélé
Sans détour, Synergie Centrafricaine s’est également penchée sur le passé institutionnel de M. Dologuélé, évoquant ses passages au ministère des Finances puis à la Primature sous Ange-Félix Patassé.
Selon elle, cette période a été marquée par : des crises récurrentes de trésorerie, des accumulations d’arriérés de salaires, des tensions sociales persistantes, une dépendance accrue de l’État à l’aide extérieure.
Autant d’éléments qui, selon la plateforme, interrogent sur la capacité de l’ancien Premier ministre à conduire le pays dans une phase électorale et économique délicate.
Soutien réaffirmé à Touadéra
En conclusion, Synergie Centrafricaine affirme que les Centrafricains attendent avant tout un changement tangible dans leur vie quotidienne, et non un débat institutionnel jugé secondaire.
Elle réitère ainsi son soutien au programme du président Faustin-Archange Touadéra, présenté pour le premier mandat de la septième République.
