
Une conférence-débat s’est tenue ce mercredi 30 Juillet 2025 à la salle de conférence de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), sur le thème : « Pour une participation accrue et significative des jeunes femmes et filles aux élections municipales, législatives et présidentielle de 2025 : renforcer l’engagement citoyen et le leadership politique ». L’événement, organisé par le consortium des associations féminines en partenariat avec l’Association des Femmes et Jeunes Filles pour le Développement Durable (AFJDD), a réuni de nombreuses participantes venues de divers quartiers de Bangui.

L’objectif affiché de cette initiative est clair : mobiliser les jeunes femmes et filles autour des enjeux électoraux à venir. « Le constat est alarmant : les femmes sont peu engagées dans le processus électoral. Il est urgent de les inciter à oser, à se lancer et à occuper pleinement leur place dans la vie politique », a déclaré la coordonnatrice de l’événement.
Parmi les organisatrices, Brenda Eurise Bazouma a tenu à rappeler l’enjeu de cette mobilisation : « L’objectif principal de cette conférence est de stimuler la participation massive des femmes aux processus électoraux à venir. Il est temps que les femmes prennent conscience de leur pouvoir citoyen et qu’elles s’approprient les espaces de décision », a-t-elle affirmé avec conviction.
L’événement a notamment ciblé des groupes souvent exclus des dynamiques politiques : les anciennes détenues, les étudiantes, et les jeunes femmes ménagères. Faute de financements extérieurs, l’activité a été réalisée sur fonds propres. Toutefois, les organisateurs envisagent d’élargir leur champ d’action aux zones rurales dès que les moyens financiers le permettront.
Les échanges ont porté sur les freins structurels et culturels à la participation féminine, tout en proposant des stratégies pour renforcer le leadership politique des jeunes femmes. L’ambition est de faire émerger une nouvelle génération d’actrices engagées et visibles dans le débat public.
Présente à la conférence, Orthencia Tanga, jeune participante, a témoigné : « C’est la première fois que je participe à une activité de ce type. Cela m’ouvre les yeux sur les possibilités d’engagement qui s’offrent à nous, les jeunes femmes. »
À l’heure où les principes de genre et d’égalité sont au cœur des politiques publiques, cette conférence apparaît comme un acte fort en faveur d’une démocratie plus inclusive et représentative.
Brenda Jovia Yaffara
