
À quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 28 décembre, le coordonnateur de la Plateforme Galaxy Nationale, Éuloge Koï Doctrouve, a tenu une déclaration particulièrement virulente, dans laquelle il met en cause deux candidats : Anicet-Georges Dologuélé et Jean-Marie Dondra. Selon lui, ces deux personnalités seraient engagées dans des « manœuvres dangereuses » susceptibles de menacer l’intégrité du processus électoral.
Dologuélé accusé de “fraude organisée”
S’exprimant sans détour, Koï Doctrouve a qualifié Anicet-Georges Dologuélé de « criminel récidiviste de la démocratie », évoquant selon lui des tentatives de manipulation du scrutin lors de la présidentielle de 2016. Il affirme également que des « informaticiens étrangers » auraient récemment été discrètement installés dans la capitale afin de préparer « une nouvelle opération de fraude ».
Il demande à la presse d’enquêter sur ces allégations et invite les forces de sécurité à surveiller étroitement les infrastructures électorales. Toute tentative d’éviction d’une agente de l’ANE qu’il présente comme ayant empêché une fraude en 2016 serait, selon lui, « une preuve irréfutable » des intentions de triche du candidat.
Jean-Marie Dondra critiqué pour “ingratitude” et “double allégeance”
Koï Doctrouve s’est également attaqué au candidat Jean-Marie Dondra, qu’il accuse d’avoir organisé une marche de soutien impliquant des ressortissants étrangers. Selon lui, ce geste soulèverait des interrogations sur la loyauté du candidat et son attachement exclusif à la République centrafricaine.
Il accuse par ailleurs l’ancien Premier ministre d’« ingratitude politique », rappelant qu’il aurait été porté au devant de la scène par le président Faustin Archange Touadéra avant de se retourner contre lui. Il affirme que la nouvelle candidature de M. Dondra serait motivée par « la rancœur et l’ambition personnelle ».
Une dénonciation globale de la manipulation politique
Élargissant son propos, Éuloge Koï Doctrouve a décrit la manipulation politique comme un outil fondé sur « le mensonge, la peur et la division ». Il met en garde contre les effets de ces tactiques qu’il juge destructrices pour la confiance citoyenne et pour la qualité des choix démocratiques.
Il invite les Centrafricains à exercer leur « conscience critique », à vérifier les informations et à refuser toute instrumentalisation.
Bélisaire Dorval Sahoul
