
Après deux jours de travaux, l’atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias sur le suivi du processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) a pris fin ce vendredi à Bangui. Organisé au profit des membres du Réseau centrafricain des journalistes pour le DDRR, cet atelier a réuni 40 journalistes issus des médias publics et privés du pays.
Tout au long de ces deux journées, les participants ont bénéficié de présentations techniques, de partages d’expériences et de discussions approfondies autour du processus DDRR. L’objectif : mieux outiller ces professionnels afin qu’ils produisent des contenus de qualité, conformes aux principes du DDRR, et qu’ils soient capables d’informer la population avec exactitude et discernement.
Créé en 2023, le Réseau centrafricain des journalistes pour le DDRR a connu des débuts timides, freinés par l’instabilité sécuritaire dans certaines régions du pays. Aujourd’hui, avec la relance du processus et le lancement du projet E KPENGBA, ce réseau retrouve une nouvelle dynamique.
« Avec la dissidence enregistrée au sein de la CPC, il était important de réunir les journalistes membres du réseau pour renforcer leurs capacités. Le projet E KPENGBA, qui soutient notamment la composante 3 du DDRR la réintégration socio-économique vient accompagner la mise en œuvre de ce processus sensible », a expliqué Jules Gautier NGBAPO, Chargé de communication à l’Unité d’exécution du programme national de DDRR (UEPNDDRR).
L’atelier a également permis de sensibiliser les journalistes sur les critères d’éligibilité au programme DDRR, afin qu’ils puissent, dans leurs productions médiatiques, faire clairement la distinction entre les combattants concernés par le processus et d’autres catégories de populations. Une meilleure compréhension de ces enjeux est essentielle pour éviter les amalgames et garantir une information responsable au service de la paix et de la réconciliation nationale.
Louisa Mireille Solobangue
