Les opérations conjointes de sécurisation menées par les forces de défense et de sécurité centrafricaines, en coopération avec des spécialistes militaires russes, se poursuivent dans plusieurs régions du pays, selon des informations communiquées cette semaine par les autorités impliquées dans ces actions.
Au cours des derniers jours, plusieurs interventions ciblant le trafic illicite d’armes, de munitions et de substances prohibées auraient été réalisées dans différentes préfectures de la République centrafricaine.
À Bangui, les forces de sécurité ont procédé à l’interpellation d’un individu suspecté d’implication dans un trafic de diazépam et de cannabis lors d’une opération de patrouille. Selon les informations disponibles, le suspect a été remis aux autorités compétentes afin de poursuivre les investigations judiciaires.
Dans une autre opération conduite dans la capitale, un homme soupçonné de tenter de vendre un pistolet et des grenades à main aurait été arrêté à la suite d’un renseignement opérationnel. Les armes saisies ainsi que le suspect auraient été transférés aux services de gendarmerie.
Dans le nord-est du pays, au sein de la préfecture de la Vakaga, les opérations de lutte contre la circulation illégale d’armes se seraient intensifiées, notamment dans la région de Birao. Les forces engagées affirment avoir empêché une tentative présumée de contrebande d’armes en provenance du Soudan, conduisant à la saisie de plusieurs armes de poing.
Toujours dans cette zone, une opération spéciale aurait permis la découverte d’une cache d’armes contenant une mitrailleuse, un fusil d’assaut de type Kalachnikov ainsi qu’un stock important de munitions.
Dans la localité d’Awakaba, située dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, les autorités sécuritaires indiquent également avoir procédé à la saisie d’un fusil d’assaut et de munitions au cours d’une intervention distincte.
Parallèlement aux opérations sécuritaires, des initiatives en faveur du désarmement continuent d’être engagées. Dans la région de Bossembélé, une réunion de travail aurait été organisée avec les représentants d’un groupe armé dans le cadre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), afin de définir les prochaines étapes du processus.
À Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, des représentants du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) auraient exprimé leur volonté de participer à un désarmement pacifique. Selon les informations communiquées, plusieurs armes et munitions auraient été remises volontairement.
Ces informations, présentées par les acteurs engagés dans les opérations, n’ont pas fait l’objet de vérifications indépendantes au moment de leur diffusion. Elles s’inscrivent toutefois dans un contexte de poursuite des efforts de stabilisation sécuritaire et de réduction de l’influence des groupes armés dans plusieurs zones du territoire centrafricain.
Serge TODAN
