Les (FACA), appuyées par des instructeurs russes, ont annoncé l’interpellation de 150 ressortissants tchadiens qui tentaient d’entrer sur le territoire de la . L’opération s’est déroulée à Bara, dans la préfecture de la Vakaga, au nord du pays, selon des sources sécuritaires.
D’après les autorités, les personnes interpellées ne disposaient pas de pièces d’identité au moment de leur arrestation. Elles seraient soupçonnées d’activités illégales, notamment la contrebande de marchandises, l’exploitation illicite de ressources minières, le braconnage et, pour certaines, des liens présumés avec des groupes armés opérant dans les zones transfrontalières entre la RCA et le .
Les forces de défense et de sécurité centrafricaines affirment que cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement du contrôle des frontières nationales, longtemps considérées comme poreuses, en particulier dans les régions septentrionales. Ces zones ont été marquées ces dernières années par l’instabilité sécuritaire et la circulation de groupes armés.
Depuis 2018, la RCA bénéficie d’une coopération militaire avec la Russie, matérialisée par la présence d’instructeurs chargés de former et d’appuyer les FACA. Les autorités centrafricaines soutiennent que cette collaboration a contribué à améliorer les capacités opérationnelles de l’armée nationale et à restaurer progressivement l’autorité de l’État dans plusieurs localités.
Cependant, la présence russe en RCA continue de susciter des débats sur la scène internationale. Certains partenaires et organisations de défense des droits humains ont exprimé des préoccupations concernant les modalités et les conséquences de cette coopération sécuritaire.
Les autorités n’ont pas précisé, à ce stade, le sort judiciaire réservé aux personnes interpellées. Une enquête serait en cours afin de déterminer les responsabilités individuelles et d’établir les faits.
Cette opération intervient dans un contexte régional marqué par des défis persistants en matière de sécurité, notamment dans les zones frontalières, où les flux transnationaux et les activités informelles demeurent difficiles à contrôler.
Melchie Dakou
