
Le retour d’Henri-Marie Dondra dans la course à la présidence marque un moment décisif pour la République centrafricaine. L’ancien Premier ministre, figure déjà bien installée dans l’appareil d’État, réapparaît au moment où le pays cherche encore une voie entre stabilité et renouveau.
Soyons francs : sa candidature ne laisse personne indifférent.
Un homme d’expérience… mais l’expérience suffit-elle encore ?
Oui, Dondra connaît les finances publiques, l’administration, les partenaires internationaux. Mais dans un pays où la majorité des citoyens attend un changement profond, l’argument de “l’expérience” peut-il encore convaincre ?
Beaucoup se demandent si revenir vers ceux qui ont déjà exercé le pouvoir est vraiment la solution.
Son retour soulève des interrogations essentielles :
• Que signifie vraiment le renouvellement politique dans un pays meurtri par les crises ?
• Les électeurs veulent-ils un technocrate… ou une rupture claire avec le passé ?
• Quelle place accorderons-nous aux influences extérieures dans notre avenir politique ?
Ces questions ne peuvent plus être évitées. La candidature de Dondra les place au centre du débat.
Au fond, le vrai enjeu est ailleurs
Ce n’est pas seulement Dondra qui est en jeu. C’est la direction que le pays veut prendre.
La RCA a besoin de décisions fortes, d’un leadership qui rassure autant qu’il transforme. Or, face à un électorat de plus en plus exigeant, tout candidat qu’il soit ancien ministre, nouveau visage ou outsider devra prouver qu’il peut répondre aux aspirations d’un peuple qui n’attend plus des promesses, mais des résultats.
Le retour de Dondra force la nation à se positionner : continuité maîtrisée ou renouveau assumé.
Quoi qu’il arrive, cette élection sera un test. Pour les candidats. Pour la classe politique. Et surtout pour un peuple centrafricain décidé à ne plus laisser son avenir lui échapper.
Jordy Nganafei
