L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a réuni ce jeudi les leaders des organisations de la société civile du 4ᵉ arrondissement de Bangui pour une séance de sensibilisation consacrée à la lutte contre la traite des personnes. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Améliorer l’assistance aux migrants, personnes déplacées et communautés à risque en RCA ».
Bien que la République centrafricaine se soit dotée en 2022 de la loi n°22.015 relative à la traite des personnes, celle-ci reste encore largement méconnue du public. L’OIM souhaite ainsi renforcer la compréhension de ce texte et des mécanismes de signalement afin d’améliorer la prévention et la protection des victimes.
Selon les responsables de l’organisation, l’enjeu est d’impliquer davantage les communautés locales, souvent en première ligne face aux risques d’exploitation. La maire du 4ᵉ arrondissement, Mme Flore Clémentine Sataka, a salué une initiative « qui arrive à point nommé » et qui permettra de mieux lutter contre un phénomène qui, malgré l’abolition de l’esclavage, a pris de nouvelles formes en RCA.
La traite des personnes définie au niveau international par le Protocole de Palerme constitue une grave atteinte à la dignité humaine et inclut l’exploitation sexuelle, le travail forcé ou encore la servitude. Les Nations unies rappellent que l’essor du numérique favorise aujourd’hui de nouvelles méthodes de recrutement et d’exploitation, exigeant une réponse coordonnée entre États, agences humanitaires et autorités locales.
Pour l’OIM, renforcer l’information, la vigilance communautaire et les capacités d’assistance demeure essentiel pour freiner l’expansion de ce fléau et protéger les populations les plus vulnérables du pays.
Bélisaire Dorval Sahoul
