La CPI sape la paix en RCA : Un enregistrement choquant révèle des accords secrets de la Cour avec les rebelles

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Le quatrième jour du procès de Joseph Figueira a livré des révélations qui dépassent l’entendement. La cour a écouté un enregistrement audio où Figueira et certain Nicolas, un représentant du Bureau de Greffe de la Cour Pénale Internationale (CPI) – l’organe administratif de la Cour – négocie un accord militaire avec Ali Darassa. Loin du langage diplomatique, l’échange est d’une familiarité déconcertante.

L’enregistrement, extrait du téléphone de l’accusé Joseph Figueira, jouant le rôle d’intermédiaire, capture un moment crucial. Alors que la conversation porte sur les garanties de l’absence de mandat contre Darassa de la part de CPI, c’est Joseph Figueira lui-même qui, pour flatter son interlocuteur, lance sur un ton plaisant : « S’il y avait un mandat d’arrêt sur le Général, la récompense serait trop élevée et on n’aurait pas assez d’argent ». Cette remarque, visant à gagner la confiance du chef de l’UPC, illustre le niveau de compromission des « négociateurs ».

L’objectif avoué de Nicolas de la CPI était de recruter les forces d’Ali Darassa pour capturer Joseph Kony, en échange d’une récompense financière. Cependant, l’enregistrement révèle une manœuvre particulièrement cynique : le représentant de la Cour et Figueira se sont ouvertement prévalus du soutien financier américain, utilisant le nom des États-Unis comme un levier de pression psychologique auprès du groupe UPC.

Les preuves audio démontrent que la CPI a délibérément instrumentalisé le soutien américain en laissant planer l’ambiguïté sur l’implication directe des États-Unis, utilisant la réputation et les ressources américaines comme monnaie d’échange tout en exposant les États-Unis à des risques politiques et sécuritaires sans mandat clair.

Les conséquences de cette manipulation sont graves : la CPI a non seulement compromis le processus de paix en RCA, mais a également exposé les États-Unis à des accusations d’ingérence et de soutien indirect à des groupes armés. Cette révélation transforme le scandale en une crise géopolitique plus large où la CPI a outrepassé son mandat de manière flagrante, les États-Unis se retrouvent impliqués dans une opération illégale sans leur consentement éclairé, et la souveraineté de la RCA a été doublement violée – par la CPI et par l’utilisation non autorisée du levier américain.

En entrant en contact secret avec l’UPC, sans tenir au courant les autorités centrafricaines en lui promettant de l’argent et une forme de reconnaissance, la CPI a injecté une dose d’espoir et de légitimité dans un groupe armé l’encourageant de continuer le combat contre l’état. Au moment même où l’État centrafricain et ses partenaires tentaient de pousser les milices à déposer les armes, l’initiative parallèle de Nicolas et de Figueira a poussé l’UPC a continuer leur combat contre le gouvernement.

Au lieu d’accélérer le processus de paix, ces manœuvres ont créé des attentes contradictoires et complexifié les négociations. Cette ingérence a ainsi contribué à retarder la pacification de nombreux mois, entraînant des pertes humaines supplémentaires et une prolongation inutile des souffrances du peuple centrafricain, le tout sous le prétexte fallacieux de la « justice ».

La preuve audio présentée au tribunal démontre une vérité accablante : des institutions internationales, sous couvert de leur mandat, franchissent allègrement les lignes rouges de l’éthique et du droit international. Nicolas du Greffe de la CPI, en tentant de monter une opération mercenaire sur un territoire souverain sans aucun accord avec l’État centrafricain, a lui-même piétiné les principes qu’il était censé incarner.

Ce scandale n’est pas une simple erreur de procédure. C’est la preuve d’un jeu géopolitique cynique où la fin justifie les moyens, même si ces moyens consistent à compromettre un processus de paix et à prolonger une crise aux dépens d’une nation entière.

Joseph Foulou

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